La Suisse s’échauffe plutôt que de donner du fil à retordre à l’industrie automobile

Les prescriptions légales suisses ne suffisent clairement pas pour réduire les émissions de dioxyde de carbone du trafic routier conformément à l’accord de Paris sur le climat. C’est ce que montre un article de Christian Bach, directeur du département propulsion des véhicules à l’Empa dans le nouvel ÉCOSCOPE, la revue spécialisée des Médecins en faveur de l’Environnement (MfE). Des mesures sont urgentes. Les MfE exigent, entre autres, l’introduction immédiate d’une taxe CO2 également sur les carburants et une valeur limite de CO2 pour les camions.

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«Les autorités de contrôle n’ont pas fait leur travail»

L’Union Européenne veut autoriser le controversé ‹glyphosate› dix années supplémentaires. Le mathématicien et biostatisticien Christopher Portier était expert au Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC). Il y travaillait lorsque le CIRC classifiait en 2015 ‹comme potentiellement cancérigène › l’herbicide le plus fréquemment utilisé dans le monde. Ceci amena les autorités européennes à contrôler le ‹glyphosate›. Leur bilan, que le Conseil fédéral partage également, est le suivant: l’herbicide est peu problématique. C’est pourquoi elles veulent autoriser le ‹glyphosate› dix années supplémentaires. Mais selon Portier et 93 autres scientifiques, le contrôle officiel présente de graves lacunes scientifiques. Dans son interview avec l’OEKOSKOP, il met en garde contre les critères amollis employés lors de l’évaluation du cancer.

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Les analyses de la Lonza menées jusqu’ici ne constituent aucune garantie de fiabilité

À nouveau, les analyses a posteriori impulsées par les MfE et le WWF montrent que la Lonza a relevé de manière insuffisante la pollution au mercure dans les jardins situés près de Viège et de Raron. C’est pourquoi, les Médecins en faveur de l’Environnement (MfE) et le WWF exigent de la Lonza qu’elle réalise des analyses beaucoup plus denses dans les plus de 100 jardins qui soi-disant, ne nécessitent pas d’assainissement ou qu’elle incorpore un facteur de sécurité lors des assainissements.

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Accident nucléaire majeur: les médecins ne pourront pas faire grand-chose

En cas d’accident atomique grave, ils ne pourraient presque rien faire. C’est pourquoi, plus de 300 médecins demandent aux votantes et aux votants de dire OUI à la sortie programmée du nucléaire le 27.11.2016. Ceci ressort d’annonces que le comité des ‹ Médecins pour la sortie du nucléaire › a publiées ce week-end dans la presse dominicale.

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La confédération aide les exploitants de centrales nucléaire suisses contre des droits à une indemnité en cas d’accident atomique

Le comité des ‹Médecins en faveur de la sortie du nucléaire› est indigné des demandes de dommages et intérêts brandies par Axpo et Alpiq en cas de OUI à la sortie du nucléaire le 27 novembre 2016. Elles sont disproportionnées par rapport à la souffrance indicible, aux dommages sanitaires sur des générations et aux coûts énormes qu’engendrerait un accident grave dans l’une des désuètes centrales nucléaire suisses (CN). Les menaces sont d’autant plus infondées que l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) veut adapter l’ordonnance sur la radioprotection en faveur des exploitants de CN. L’adaptation doit, en cas d’accident, protéger les exploitants de CN de trop de demandes de dommages et intérêts émanant de la population. Les ‹Médecins en faveur de la sortie du nucléaire› refusent les menaces d’Axpo et d’Alpiq ainsi que le procédé de l’OFSP qu’ils considèrent comme inacceptable.

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